Je vis à proximité de Montpellier (34). Maçon à la retraite, j'ai passé toute ma vie sur des chantiers au contact de personnes d'origines et de cultures variées. Cette expérience m'a beaucoup amené et m'incite aujourd'hui à militer en faveur du MRAP. Notre vraie nationalité c’est l'humanité.
dimanche 18 janvier 2015
vendredi 16 janvier 2015
samedi 10 janvier 2015
Une escalade dangereuse contre la démocratie.
Le
MRAP, qui s’est déclaré horrifié par l’attentat contre Charlie
Hebdo, dénonce la spirale de la violence et de la déraison à
laquelle on assiste aujourd’hui en France :
-
à Dammartin en Goële (77), c’est depuis tôt ce matin une prise
d’otages dans une petite entreprise), par les tueurs des
journalistes de Charlie-Hebdo,
-
à la Porte de Vincennes, c’est une fusillade dans un magasin
casher, plus que probablement par le « tueur de Montrouge », celui
qui aurait donné la mort à une très jeune policière stagiaire le
jour du premier carnage. Le MRAP tient à saluer la mémoire de cette
jeune femme d'origine martiniquaise et exprimer à sa famille sa
profonde sympathie.
En
outre, des coups de feu ont été tirés contre une mosquée dans la
banlieue d’Albi (Tarn), ainsi qu'à Villefranche sur Saône, tout
comme dans l’Aude et au Mans où ont été visés des lieux de
culte musulman. Une explosion s’est également produite dans un
snack mitoyen d'une mosquée.
Tous
ces actes constituent des crimes contre la République, contre la
démocratie, contre le vivre ensemble.
Le
MRAP condamne avec force ces actes barbares et ces manifestations de
racisme, qu'elles visent des Juifs ou des Musulmans et met
solennellement en garde contre toute stigmatisation.
Il
appelle tous les citoyens qui refusent cet engrenage à participer
massivement à la marche républicaine à Paris le 11 janvier, et à
toutes initiatives semblables qui se dérouleront dans toutes les
régions, pendant le week-end et au-delà.
Paris,
le 9 janvier 2015.
jeudi 8 janvier 2015
vendredi 2 janvier 2015
mardi 2 décembre 2014
VIE DE FEMMES
Rosa Parks, la femme qui s’est tenue debout en restant assise
by Sophie B
Le
1er décembre 1955, Rosa Parks, une couturière de l’Alabama dit "Non".
Elle est arrêtée et mise à l’amende parce qu’elle refuse de changer de
place et d’aller s’asseoir au fond du bus. En contestant cette amende,
Rosa ne se doutait certainement pas qu’elle déclencherait un vaste
mouvement de protestation aux États-Unis contre les lois
ségrégationnistes. Dès le lendemain de son emprisonnement, les Noirs
boycottent la compagnie de bus. Le mouvement formule trois
revendications immédiates : la liberté pour les Noirs comme pour les
Blancs de s’asseoir où ils veulent dans les autobus ; la courtoisie des
chauffeurs à l’égard de tout le monde ; l’embauche de chauffeurs noirs.
Le
4 juin 1956, la Cour fédérale de district condamne les règles
ségrégationnistes en vigueur dans les transports. Le maire de Montgomery
se tourne vers la Cour suprême. Le 13 novembre, la plus haute
juridiction du pays confirme l’inconstitutionnalité de cette pratique
ségrégationniste.
Rosa Parks a gagné. D’un "Non", elle a embrasé la poudre dormante des consciences.
Il
y a moins de 60 ans, les premières rangées de bus étaient réservées aux
Blancs dans certains États américains Comme certains réfléchissent
aujourd'hui à des wagons spécifiques pour les "femmes". Remarquez, on a
déjà les compartiments 1ère et 2ème classes, pour riches et plus
modestes. Rosa Park, cumule les trois oppressions, parce que née femme,
née noire et née pauvre.
Pour
la petite histoire, aucun blanc ne lui a en réalité, demandé sa place.
La loi ségrégationniste était pire : elle ne pouvait pas s'asseoir dans
une rangée de sièges où un blanc décidait de s'asseoir aussi. C'était le
cas. Elle avait alors refusé de se lever. C'est
ce pourquoi sur cette fameuse photo est cadré un homme blanc assis
juste derrière elle, pour montrer justement pourquoi elle était dans
l'illégalité, et pourquoi c'était si absurde.
Voici
ce qu’elle en a dit : « D’abord, j’avais travaillé dur toute la
journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Mon
travail, c’est de fabriquer les vêtements que portent les Blancs. Ça ne
m’est pas venu comme ça à l’esprit, mais c’est ce que je voulais
savoir : quand et comment pourrait-on affirmer nos droits en tant
qu’êtres humains ? Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a
demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a
appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée. »
A
l’annonce de son décès à son enterrement, les premières places des bus
de Montgomery restèrent vacantes. On y trouvait une photo
de Rosa
entourée d’un ruban et cette inscription : « La société de bus RTA rend
hommage à la femme qui s’est tenue debout en restant assise. »
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